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Virgile, "Les Bucoliques", VII, Vers 37 à 70 : traduction et commentaire

Résumé du commentaire de texte

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- Après l'introduction de Mélibée, Virgile oppose quatrain après quatrain les chants des deux bergers. D'un quatrain à l'autre, les phénomènes d'échos sur le fond comme sur la forme témoignent de la compétition entre les deux bergers :
. ainsi les deux premiers quatrains par exemple, sont tous les deux structurés par une principale suivie d'une subordonnée hypothétique ("si qua tui...", "si mihi...") et aux trois comparatifs "dulcior... candidior... formosior..." (v.37-38) de Corydon répondent à la même place, dans des vers symétriques, les trois comparatifs "amarior... horridior... vilior..." (v.41-42) de Thrysis. De même, dans le premier vers de chaque quatrain, à l'élément naturel et à la référence géographique "thymo (...) Hyblae" (le thym de l'Hybla, v.37) correspondent ceux des "Sardoniis (...) herbis" (les herbes sardes, v.41). Le "tibi" du 4ème pied du v.41 fait écho au "mihi" du 4ème pied du v.37, le "si mihi" du v.43 au "si qua tui" du v.40 et les "pasti (...) juvenci" du v.44 correspondent directement aux "pasti (...) tauri" du v.39 (à la même place dans le vers concerné).
. De même, les vers 53 à 60 poursuivent ces jeux poétiques d'échos : Corydon peint d'abord l'aspect riant de la campagne à l'automne ; mais le départ du bel Alexis suffirait pour que cette nature féconde se desséchât tout à coup. Thyrsis décrit ensuite à l'inverse la sécheresse de l'été, que l'arrivée de Phyllis suffirait pour faire cesser. Corydon part donc de l'aspect riant de la nature pour arriver à la désolation, Thyrsis suit le chemin inverse.
. Les deux derniers quatrains de Corydon et de Thyrsis reprennent également de manière très nette la même structure : à l'accumulation d'arbres dans le premier quatrain et au superlatif "gratissima" après la coupe penthémimère du v.61 répondent l'accumulation du deuxième quatrain et le superlatif "pulcherrima" après la coupe penthémimère du v.65.

- La compétition poétique passe le procédé du renchérissement d'un quatrain à l'autre :
. ainsi, le premier quatrain exprime l'impatience de Corydon de recevoir la visite nocturne de Galatée, tandis que dans le suivant, qui débute significativement par un vers 41 holodactylique, Thyrsis, plus impatient encore, trouve le jour interminable, "longior anno" (v.43), et bouscule son troupeau vers l'étable pour abréger l'attente au lieu d'attendre comme Corydon qu'il soit repu (...)

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