Docs-en-stock.com
  • Résumé
  • Sommaire
  • Extraits
  • Descriptif
  • À propos de l’auteur
  • Lecture
 

100% garanti

satisfait ou remboursé

Verlaine, "L'Enterrement"

Résumé du commentaire de texte

Commentaire composé semi-rédigé sur le poème de Verlaine intitulé L'Enterrement.

Sommaire du commentaire de texte

I) Un tableau de genre A. Le réalisme de la descriptionB. Un véritable spectacleII) La dérisionA. La gaieté de la mortB. La satire socialeConclusion

Extraits du commentaire de texte

[...] Un tableau de genre Le réalisme de la description Verlaine compose un tableau très animé, à partir d’une description réaliste. Il n’y manque aucun des éléments traditionnels de l’ »enterrement mentionné dans le titre et au premier vers. Les différents acteurs apparaissent successivement : par leur disposition dans le texte, ils encadrent le défunt situé au centre du vers 8 et donc du poème. Le fossoyeur intervient dès le vers relayé par le prêtre au vers 4 et son assistant, l’enfant de chœur (vers 5). Puis viennent les croque-morts qui organisent la cérémonie (v.11). [...]


[...] Dans L’Enterrement Paul Verlaine suit cette veine. Ce sonnet, résolument provocateur, tourne en dérision une cérémonie funèbre, ce qui tranche avec le ton mélancolique du poète, dans d’autres poèmes qui abordent le thème de la mort, comme Colloque sentimental ou Mon rêve familier Ici, les obsèques sont présentées comme un tableau vivant, parsemé de détails réalistes, mais l’écriture poétique tourne en dérision la cérémonie et permet une piquante satire sociale. Lecture L’Enterrement Je ne sais rien de gai comme un enterrement ! [...]


[...] La douceur de la mort s’étend naturellement sur l’ensemble de la scène. Paul Verlaine fait alterner des termes positifs et les termes connotant le deuil : à chaque détail de la cérémonie est associée une attitude joyeuse. Ainsi, le fossoyeur et l’enfant de chœur chantent. De même, le rôle sinistre de la pioche est contrebalancé par ses reflets : elle brille (v.2). La gravité attachée aux cantiques et prières funèbres disparaît grâce à l’adverbe allègrement (v.4) et à l’évocation de la voix fraîche de fille (v.5). [...]


[...] En fait, Verlaine laisse entendre qu’ils sont soulagés, heureux, car ils vont devenir riches grâce au défunt. L’hommage rendu au défunt est éclipsé par leur joie. Sa famille n’est pas désignée par des termes les enfants la veuve qui pourraient évoquer leur lien de parenté et donc leur douleur de perdre un être cher. Au contraire, leur seul lien mentionné est celui de la fortune qui va leur revenir et qui cause leur joie gloire au vers 13, visages resplendissants au vers 14 sont un reflet des lingots ou pièces d’or laissés par le mort). [...]

Consultez plus de 91303 études en illimité sans engagement de durée. Nos formules d'abonnement