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Shakespeare, "Le Roi Lear", Acte I scène 1 : commentaire de texte

Résumé de la fiche

Nous sommes dans une scène d'ouverture, le rôle d'une scène d'exposition est de présenter le début de l'intrigue de telle sorte qu'elle devienne compréhensible aux spectateurs. Dans cette première scène tous les principaux acteurs, protagonistes, sont présents : le comte de Kent, le comte de Gloucester, Edmond son bâtard issu d'une union adultérine, puis : le roi Lear, ses trois filles, Albany le mari de Goneril, le duc de Cornouailles époux de Régane, manque Edgar le fils légitime de Gloucester.

Suivent d'autres personnages de second plan. Ils entrent à tour de rôle sur scène. Après un préliminaire qui annonce les deux actions principales exposées par Kent et Gloucester : le partage du royaume de Lear entre ses filles, les deux fils de Gloucester : le légitime Edgar, l'illégitime Edmond, Lear rentre avec ses trois filles et deux gendres ()

...

Sommaire de la fiche

IntroductionI) Coupable de sincéritéII) La vanité du pèreIII) La malédiction du pèreConclusion

Extraits de la fiche

[...] Mais puisque son père lui avait répondu sur la logique du rien dont rien ne peut procéder, sur ce même terrain de logique Cordélia objecte aux déclarations de ses sœurs et à son père qu’il est impossible de prétendre vouloir consacrer tout son amour à un père et en même avoir un époux. Il faut bien que l’amour se partage entre le père et l’époux. Elle attaque ses sœurs sur la sincérité de leurs paroles : Pourquoi mes sœurs ont-elles des époux, puisqu’elles disent / Qu’elles gardent pour vous tout leur amour ? Il y a une contradiction, et Cordélia ne se prive pas de la faire remarquer. [...]


[...] Le rien est à peine équilibré par un Monseigneur Ce rien répond à la question : Que peux-tu dire pour recueillir / Un troisième lot plus opulent que celui de tes sœurs ? Parle. Or c’est ce à quoi elle se refuse : parler. Parce que les mots peuvent être vides ou mensongers elle s’en tient à ce rien. Le père prenant le mot pour la chose lui répond en bonne logique : De rien il ne vient rien comme si ce rien signait le peu ou le pas d’amour de Cordélia pour son père. [...]


[...] Et ce cœur image de l’amour dont il a été constamment question dans cette joute proposée par le vieux roi, ce cœur ne reconnaîtra plus rien en Cordélia : Et te tiens pour étrangère à mon cœur et à moi Toujours dans la gradation après avoir cessé d’être la fille, la parente, elle devient totale étrangère et ce : Dès ce moment pour toujours. Lear se coupe tout retraite, toute possibilité de revenir en arrière, il s’abandonne à la colère et au ressentiment, signe de ce qu’il est prisonnier de sa passion, qu’il se laisse conduire par elle au lieu d’être maître de soi. Cette gradation correspond à une montée du ton, Lear s’emporte de plus en plus, il n’est plus maître de ce qu’il dit, il est dans l’exagération à quoi il se laisse emporter. [...]


[...] Dans sa sauvagerie et sa folie, Lear nous apparaît comme un homme qui réclame presque littéralement les tourments qu’il va subir plus tard. [...]


[...] Elle ne dit pas que le devoir est la raison de sa piété filiale, qu’elle aimerait son père parce que le devoir l’y obligerait comme malgré elle, mais que c’est son devoir de fille qui lui donne la dimension de cet amour qui n’a pas à aller au-delà de ce devoir sauf à être incestueux : ni plus ni moins Dans la réplique suivante (p.63) Cordélia donne la définition de ce que doit être l’amour d’une fille pour son père. En remerciement de la vie donnée, remarquons que la mère n’est pas mentionnée, la fille rend au père l’amour qu’elle lui doit en retour. C’est le père qui engendre, dans les théories de la conception de l’époque de Shakespeare, du moins dans les plus répandues, la femme ne joue que peu de rôle. [...]

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