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Le vivant : thèse vitaliste et mécaniste

Résumé de la fiche

Si la matière obéit à des lois, qu'elles soient mécaniques, thermodynamiques ou cybernétiques, celles-ci ne devraient pas souffrir d'exception. Or le vivant a toujours été perçu comme une exception à la matière. Deux solutions se présentent donc aux biologistes qui tentent d'en saisir le sens philosophique : l'une est de nature spiritualiste, l'autre matérialiste. Dans le premier cas, il s'agit de la position vitaliste qui affirme que la vie n'est pas explicable par les mécanismes de la matière inanimée, et sans doute même n'est pas explicable du tout ()

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Sommaire de la fiche

IntroductionI) Thèse vitalisteII) Thèse mécanisteConclusion

Extraits de la fiche

[...] La finalité interne, elle, consiste dans le fait que chaque organisme est d'abord un tout, qui oriente chaque partie, dans sa genèse et son fonctionnement. La question de la finalité reste un enjeu majeur du débat entre vitalistes et mécanistes : pour les vitalistes, le tout précédé, en quelque sorte, la partie, puisque c'est lui qui donne sens à son existence. Pour les mécanistes, le tout se réduit toujours à l'ensemble des parties, qui suffisent à elles seules à faire le tout. La thèse mécaniste soutient, au contraire, l'idée que l'organisme est comparable a une machine. [...]


[...] Le vivant résulte donc de la structure de la matière elle-même. Reste la question de la conciliation de ce phénomène d'invariance avec l'évolution même du vivant . Monod concilie les deux en postulant le fait du hasard : une mutation apparait dans la molécule d'ADN et si cette apparition peut être statistiquement déterminée, la raison de cette apparition peut, elle, être un jeu de hasard. Hasard, déterminisme et mécanisme, se retrouvent donc. Mais c'est aussi un constat désenchanté que fait Monod lorsqu'il remarque : L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité de l’Univers d'où il a émergé par hasard A noter également la place de choix, dans cette conception mécaniste du vivant, de la théorie de Darwin sur le hasard des mutations et la sélection des espèces, qui en a assuré longtemps le triomphe. [...]


[...] Cet esprit se manifeste cependant plus clairement des qu'il y a de la vie, ce qui fait du vivant un objet privilégié du débat entre le matérialisme et le spiritualisme. [...]


[...] Ce faisant, tout ce qui fait l'humain en l'homme, tout ce qui l'étonne lui-même, qui semble l'avoir doté mystérieusement de qualités uniques, celles de la conscience, de la liberté, de la créativité, de l’émotion esthétique et de l'altruisme, ne sont, en fait, qu'une application naturelle de connexions purement physiques et chimiques. Les spiritualistes, au contraire, pensent que si la matière existe, la réalité ultime reste l’esprit, en tant qu'il agit dans tous les phénomènes existants, matériels ou non. La matière n'est donc, selon eux, qu'une manifestation de l'esprit, cause ultime de tout ce qui est, même dans la matière inanimée. [...]

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