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Mouloud Feraoun, "Le fils du pauvre" : étude analytique

Résumé de la fiche

L'auteur annonce dès le chapitre 1er de la 1ère partie qu'il voulait "comme les grands hommes raconter sa propre histoire se peindre" (p.10), en parlant de Menrad. On comprend que Mouloud Feraoun veut prendre ses distances vis-à vis de Menrad Fouroulou, il montre très bien que ce n'est pas sa vie qui sera racontée, mais celle de Menrad, il lui parle et lui demande de raconter sa propre histoire "Fouroulou Menrad, nous t'écoutons" (p.11). Mais on sait que le nom de Menrad Fouroulou n'est autre que l'anagramme de Mouloud Feraoun, car il est omniscient : il connaît tout à propos de son personnage Menrad. Puis dans le chapitre 2, le récit est fait à la première personne du pluriel "nous", ou bien il utilise le pronom "on". Ce n'est qu'au troisième chapitre qu'on rencontre le "je" : c'est Menrad qui parle ()

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Sommaire de la fiche

I) Le temps et l'espaceA. Le tempsB. L'espaceII) La notion auteur/narrateurIII) Le témoin d'une sociétéIV) Culture de l'auteurV ) Etude des thèmesA. Le monde fémininB. La familleC. L'éducation des enfantsD. La terreE. La pauvretéF. La sociétéG. La religionH. Les croyancesI. Les traditionsJ. Le bonheur et l'espoir

Extraits de la fiche

[...] Qu’il nous suffise d’énumérer : Dieu donne toujours à qui sait attendre Dieu est seul maître de l’avenir Que Dieu me le garde Feraoun décrit les siens : des hommes avant tout, avec les prières et les malédictions proférées. Cette théologie populaire mentionne le Prophète Mohammed : on demande à Dieu qu’il le bénisse. Il parle de la Fatiha : Nom d’une Sourate du livre saint musulman, le coran. Dans ce genre de littérature du constat du vécu, il n y aucune ironie lorsqu’on parle de Dieu ou de son prophète, mais une sorte de vénération et de respect du prophète, qui est nourri de tradition populaire, d’exaltations pieuses. [...]


[...] Elles doivent être prêtes pour le mariage. Elles deviennent sages quand elles vieillissent, alors on peut les respecter et avoir recours à leurs conseils, comme Tassadit. Les femmes ne peuvent pas fréquenter la djema, ni aller au café maure, ce sont des choses purement masculines. Mais, elles peuvent participer à une dispute pour défendre leurs enfants, ou maris, mais seulement entre femmes. Elles ont un monde différent des hommes p :38 A une dizaine de mètres plus loin, dans une ruelle sans issue, se déroule la bataille des femmes, bruyante et grotesque réplique Cependant, ces conditions étaient les mêmes dans tout le cadre de Tizi, que ce soit pour la femme ou la jeune fille : Helima est choisie car on la croyait riche. [...]


[...] On la défend parce qu’on défend son propre sang et sa vie. L’éducation des enfants L’éducation des enfants dépend du sexe. Les garçons sont destinés à être des hommes robustes et forts, dignes de représenter la famille dans le futur. Les garçons pouvaient faire tout ce qu’ils voulaient, on les gâtait et on leur apprenait à donner des ordres dès leur jeune âge. On suit la même stratégie avec Fouroulou. Feraoun souligne un aspect de la psychologie sociale, la considération particulière accordée à l’homme, aux comportements virils, à la force musculaire, à la moustache et au courage. [...]


[...] De ce monde, on ne parle qu’en termes spéciaux, avec pudeur et retenue (h’chouma). Cette condition féminine découle de la misère, de la psychologie des hommes et des coutumes multiséculaires. Elles ont des tâches spécifiques. Elles travaillent la laine, la tisse, elles possèdent des métiers à tisser. Elles font de la poterie, qu’elles troquent contre l’orge. Elles sont destinées au travail de la maison : élever les enfants, s’occuper des tâches ménagères et même travailler au champ avec leurs maris. [...]


[...] A partir du chapitre 1er de la 2ème partie, le récit se fait à la 3ème personne. On peut donc dire que ce roman est en grande partie autobiographique. Il y a aussi la date de naissance de Menrad l’an de grâce 1912 qui ne correspond pas à celle de Mouloud FERAOUN né 1913. Le témoin d’une société Ce roman représente la société kabyle, d’ailleurs l’intention du romancier était d’écrire un roman kabyle. Les exemples ne manquent pas : - La description de son village avec ses sites, ses maisons, sa nature. [...]

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