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Molière, "Dom Juan", Acte V scène 2, La tirade de Dom Juan sur l'hypocrisie : commentaire

Résumé du commentaire de texte

Tout au long de la tirade, Dom Juan va accentuer la portée de son éloge par de multiples procédés :

- il justifie l'hypocrisie par la mode, comme étant d'actualité. On note ainsi de nombreux modalisateurs de temps (maintenant, ligne 1 ; à la mode, ligne 2 ; aujourd'hui, ligne 3) associés au présent de l'indicatif qui a valeur de vérité générale.

- il généralise sa perception de l'hypocrisie et ne fait pas de cas particulier ()

...

Sommaire du commentaire de texte

IntroductionI) Un éloge paradoxal de l'hypocrisieII) Les intentions de Dom JuanConclusion

Extraits du commentaire de texte

[...] En fait, il s’agit là de ce que Don Juan veut appliquer à sa propre personne. On note ainsi l’opposition entre ce qu’il est réellement et ce qu’il veut paraître aux yeux de la société. Ensuite, il va focaliser son discours sur sa propre personne Don Juan va alors abandonner la généralisation de son propos pour appliquer l’hypocrisie à sa propre personne et révéler ses véritables sentiments sur la religion et l’hypocrisie. Ce changement est souligné par l’apparition du pronom personnel je (douze occurrences des lignes 19 à 32) et du pronom tonique moi (ligne 25). [...]


[...] Je ferai le vengeur des intérêts du Ciel, et, sous ce prétexte commode, je pousserai mes ennemis, je les accuserai d’impiété, et saurai déchaîner contre eux des zélés indiscrets qui, sans connaissance de cause, crieront en public contre eux, qui les accableront 30 d’injures, et les damneront hautement de leur autorité privée. C’est ainsi qu’il faut profiter des faiblesses des hommes, et qu’un sage esprit s’accommode aux vices de son siècle. [ ] Molière, Dom Juan, Acte scène 2 (la tirade de Dom Juan sur l’hypocrisie). Choque : offense. [...]


[...] II- Les intentions de Dom Juan Partant d’un constat général Don Juan va d’abord utiliser un propos général, défenseur hypocrite de la foi, afin de justifier la poursuite du libertinage. Par une question oratoire associée à un exemple personnel, Dom Juan va montrer comment il veut se servir de l’hypocrisie : Combien crois-tu que j’en connaisse qui, par ce stratagème, ont rhabillé adroitement les désordres de leur jeunesse, qui se sont fait un bouclier du manteau de la religion, et, sous cet habit respecté, ont la permission d’être les plus méchants hommes du monde ? [...]


[...] Mortifié : qui exprime les pénitences. La cabale tout entière défendra mes intérêts. Je repousserai, je ferai fuir. Indiscrets : qui manquent de jugement, de discernement. ÉTUDE ANALYTIQUE Introduction Comme Dante ou Goethe, Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière (1622 1673), incarne le génie propre d’une langue et d’une culture nationales : il n’est pas d’auteur plus français que lui. Mais il n’est pas non plus d’auteur plus universel : comme Cervantès ou Chaplin, il incarne le rire dans sa puissance souveraine, qui transcende frontières et époques. [...]


[...] dans la seule fin de poursuivre son libertinage Cette poursuite est mise en valeur par la conjonction mais (ligne 20) qui marque l’opposition. Don Juan ne changera pas ses douces habitudes (ligne 20) et continuera le libertinage (faire impunément tout ce que je voudrai, ligne 23) sous le couvert d’une fausse dévotion (j’aurai soin de me cacher, ligne 20 ; me divertirai à petit bruit, ligne 21 ; je serai défendu, ligne 22). Finalement, Don Juan revendique ouvertement l’exercice de l’hypocrisie et se révèle de plus en plus cynique et détestable. [...]

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