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Baudelaire, "Les Fleurs du Mal", "Spleen" (LXXVII) : étude analytique

Résumé du commentaire de texte

I- Le thème du spleen

Sentiment profond mêlant ennui et lassitude de l'existence, perte d'idéal, le spleen irrigue la totalité du poème avec :

a- L'ennui

C'est le roi (vers 1), allégorie du poète, qui en est atteint et duquel rien ne peut l'en extraire :

_léthargique, aucun des plaisirs habituels des monarques ne parvient à l'égayer :
- ni la chasse (S'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres bêtes. / Rien ne peut l'égayer, ni gibier, ni faucon, vers 4-5)
- ni son peuple (Ni son peuple mourant en face du balcon, vers 6) puisque l'ennui est si présent que même la gravité du qualificatif mourant ne le fait réagir
- ni son bouffon (Du bouffon favori la grotesque ballade / Ne distrait plus le front de ce cruel malade, vers 7-8) où l'adjectif grotesque insiste sur la qualité du divertissement
ni même les charmes et les efforts des courtisanes (Et les dames d'atour, pour qui tout prince est beau, / Ne savent plus trouver d'impudique toilette / Pour tirer un souris de ce jeune squelette, vers 10 à 12).

_ finissant même par devenir involontairement cruel (Ne distrait plus le front de ce cruel malade, vers 8).

À travers l'apathie d'un roi, Baudelaire versifie ce qu'il écrivait à sa mère : « L'ennui naît de l'absence de curiosité ».

b- Le temps

Chaque fois qu'il est abordé, Baudelaire en souligne le caractère péjoratif, la rapidité comme l'impossibilité d'évoluer depuis des temps ancestraux, tonalité qu'il suggère en versifiant une atmosphère médiévale, voire mythologique ()

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