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lycéeenne
Niveau
Grand public
Etude suivie
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Ecole, université
LFRD

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Date de publication
07/01/2013
Date de mise à jour
07/01/2013
Langue
français
Format
pdf
Type
exposé
Nombre de pages
4 pages
Niveau
grand public
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Y a-t-­il moyennisation de la société française  ?  

I. La société française, à l'image des sociétés développées, connaît plusieurs phénomènes économiques et sociaux 

II. La  scolarisation massive et la forte mobilité sociale conduisent  la diffusion des normes

III.Ces inégalités économiques encore marquées infirment la thèse d'une moyennisation de la société française
Résumé de l'exposé

Au XIXème siècle, Tocqueville définit les sociétés démocratiques par la tendance à l’égalisation des conditions. Dans la société contemporaine caractérisée par une forte mobilité sociale et par la baisse des inégalités, on assiste à un brouillage des frontières des classes sociales au profit de la formation d’une vaste classe moyenne qui regroupe une part toujours plus importante de la population. Toutefois, les évolutions actuelles de la société marquent la nécessité de s’interroger sur la validité de ce mouvement. Si les mutations économiques et sociales connues par la France pendant la période des Trente Glorieuses ont permis aux sociologues d’affirmer la tendance à une « moyennisation » de la société française, cette tendance semble s’être estompée depuis les années 80 avecle renouveau des inégalités économiques et sociales.

[...] Ainsi, la PCS employés connaît une forte augmentation et est désormais la plus nombreuse ( de la population active). De même, les professions intermédiaires et les cadres sont deux groupes en expansion (respectivement et de la population active en 2008). La réduction de certaines inégalités économiques et sociales participe à l’effacement de certaines spécificités socioculturelles et à l’uniformisation des modes de vie. La réduction des inégalités de revenus se traduit par une homogénéisation de la consommation des ménages aussi bien au niveau structurel qu’au niveau de l’équipement des ménages. [...]


[...] A partir du milieu des années 70, la croissance économique a connu un ralentissement et a rendu le marché de travail de plus en plus sélectif, se soldant par un retour des inégalités de revenus et face à l’emploi. La classe ouvrière représente aujourd’hui 24% de la population active suite à une forte baisse due à la délocalisation, l’essor du progrès technique et la hausse des qualifications. Son taux de chômage de la classe ouvrière est élevé avec pour les employés et pour les ouvriers. Les jeunes issus de cette classe étant moins dotés scolairement sont donc les plus affectés par le déclassement générationnel. [...]


[...] La classe moyenne gagne donc en importance mais son homogénéité sociale est très faible puisque ces deux catégories ont un niveau de vie différent. S’il y a uniformisation de la consommation de certains biens, les inégalités dans certaines pratiques culturelles persistent, surtout entre les ouvriers et professions intermédiaires et les CPIS : en 2004, la part des ouvriers étant allés au moins une fois au théâtre dans l’année est 4 fois moins élevée que celle des professions intermédiaires et 6 fois inférieure à celle des CPIS. [...]


[...] La scolarisation massive et la forte mobilité sociale conduisent à la diffusion des normes, des valeurs ainsi que des modèles de comportements qui sont souvent véhiculés par la classe moyenne. Le sociologue H. Mendras donne l’image d'une cosmographie sociale composée de constellations (constellation centrale, constellation populaire, constellation des indépendants) entre lesquelles la circulation est forte. On constate ainsi un rapprochement des modèles éducatifs et la baisse de la taille des ménages dans toutes les classes sociales qui montrent l’effacement des spécificités socioculturelles. De plus, le processus de l’urbanisation et la multiplication des lotissements conduisent à la proximité des cadres de vie des populations issues de différentes classes sociales. [...]

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