Les migrations et l'émigration européenne au XIXe siècle

Credit Photo : Stocksnap Erwan Hesry

14 Février 2017

Les migrations et l'émigration européenne au XIXe siècle

Tout au long du XIXe siècle, l'Europe a connu plusieurs vagues d'émigrations vers d'autres pays et d'autres continents. En réalité, cette période fut beaucoup plus longue, car ces mouvements de population ont duré jusqu'à la première moitié du XXe siècle. Quelles sont les raisons qui ont poussé la population à migrer ? Quelles sont les conséquences pour les deux populations, celle qui part et celle qui accueille ? Quelles sont les raisons qui poussent une population à partir dans un pays ou un autre ?

Les raisons des mouvements migratoires
Les Italiens, les Irlandais et les Britanniques
Quelle est la place des pays qui accueillent ces populations ?

Au XIXe siècle, on estime que près de soixante millions d'Européens ont dû migrer. Le point commun de toutes ces populations est qu'elles ont voulu fuir la misère, les persécutions et parce qu'elles rêvaient d'une vie meilleure. Tous les pays européens ont participé à ces vagues migratoires en s'installant dans plusieurs continents.

Les raisons des mouvements migratoires

L'une des raisons de ces flux migratoires est l'accélération de la croissance démographique en Europe. En un siècle on est passé de 187 millions d'habitants à 401 millions, une augmentation énorme à laquelle il faut faire face. Parfois les salaires sont trop bas, souvent le chômage s'installe pour une longue durée (la Grande Dépression), la famine fait sont apparition (Irlande), mais aussi le manque de terres à cultiver comme ce fut le cas pour de nombreux paysans de l'Europe du Sud et de l'Est.

Mais il n'y a pas que des motivations économiques, un caractère politique est lié à certaines vagues migratoires. Par exemple, c'est le cas en Russie où beaucoup de Juifs cherchent à fuir les persécutions de la fin du XIXe, ils partent vers les États-Unis, le Canada ou l'Argentine. En France également, après le fiasco de la révolution de 1848, beaucoup de citoyens, anciens insurgés fuient vers la Californie.

À ne pas oublier, quelques éléments clés au XIXe ont favorisé les migrations :

- l'amélioration des transports ;
- le développement de l'industrialisation ;
- les échanges commerciaux ;

On va dire que, quelque part, les déplacements étaient moins difficiles même si, bien sûr, toute émigration est compliquée.

Les Italiens, les Irlandais et les Britanniques

C'est lors de la première moitié du XIXe siècle que les Britanniques partent. En effet, avec plus de 11,4 millions d'émigrés, ils sont les plus nombreux à quitter leur patrie. Les Irlandais les suivent, ils veulent laisser derrière eux la famine, la plupart d'entre eux s'installent aux États-Unis. Ils sont tellement nombreux qu'en 1840, les Irlandais représentent la moitié de la totalité des immigrés des États-Unis. Vers la fin du XIXe siècle - à partir de 1870 et jusqu'en 1910 - les Italiens partent aussi massivement. Au départ, il s'agit d'une émigration temporaire, mais vers la fin du siècle, cette migration se transforme en choix définitif pour les Italiens. Ils s'installent en Amérique du Sud : Argentine, Uruguay et Brésil, plus tard, aux États-Unis qui deviennent ainsi, la première destination pour les émigrants européens.

Quelle est la place des pays qui accueillent ces populations ?

Les pays d'accueil de ces vagues migratoires ont une place essentielle. Les pouvoirs publics doivent trouver des solutions aux problèmes sociaux liés à la venue de cette nouvelle population : manque de logement, barrière linguistique, etc. Tout ceci, sans oublier de composer avec les habitants du pays qui sont parfois réticents à l'arrivée des étrangers. Un exemple de xénophobie au XIXe siècle est celui des Américains qui rejettent les Irlandais qui arrivent dans leur pays.

Source : Clés du social


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