Le Gland et la Citrouille de Jean de La Fontaine

Credit Photo : Unsplash Aaron Burden

10 Janvier 2017

Explication et commentaire de la fable Le Gland et la Citrouille, de Jean de La Fontaine

Jean de La Fontaine, dans sa fable Le Gland et la Citrouille prend le sujet du théâtre populaire. En effet, il s'agit ici d'une farce à l'image du théâtre populaire. Nous y trouvons d'autres indices, comme le fait que l'auteur ait emprunté le nom de Garo - attribué à un paysan, à la pièce Le pédant joué de Cyrano de Bergerac. Cette fable est l'une des dernières à avoir été publiées, elle apparaît en quatrième place dans le livre IX.

Objet de la fable
Pourquoi faire de cette fable une farce ?
L'histoire du gland et de la citrouille
La portée religieuse de cette fable

Objet de la fable

Garo, le personnage central de la fable, remet en cause l'oeuvre de Dieu en utilisant l'image d'un gland et d'une citrouille.

Pourquoi faire de cette fable une farce ?

La farce est une comédie très utilisée au Moyen-Âge qui a pour but de faire rire tout en utilisant des éléments parfois assez grossiers. On dit même des farces que c'est la comédie des paysans et qu'il s'agit d'un humour assez bas.

La Fontaine prend ici certaines des caractéristiques de ce type de comédie pour en faire un récit : une farce en récit. Une façon de plus, pour l'auteur, de dresser une critique sociale.

Il faut rappeler qu'au XVIIe siècle (époque de Jean de La Fontaine) la farce était associée au peuple, tout comme la tragédie était associée à la noblesse et la comédie à la bourgeoisie.

L'histoire du gland et de la citrouille

Garo, personnage central, remet en cause l'oeuvre de Dieu. Pour cela, il utilise un gland et une citrouille et le récit prend vite la tournure d'une petite comédie, bien vivante et populaire. Le message est assez clair : il s'agit de dénoncer la société de ce monde.

La fable commence par Garo qui veut donner une leçon à Dieu. L'auteur commence ici par une morale préalable qui sera suivie de l'illustration de la morale : des vers 4 à 9, c'est le villageois qui veut donner une leçon à Dieu et des vers 20 à 31, c'est la nature qui donne une leçon au paysan.

Les vers 6 à 19 se caractérisent pour être une partie de discours du narrateur très théâtralisé. Ainsi, Garo prend la parole dans un registre bien comique et burlesque alors que le sujet est très sérieux. On voit bien ici qu'il s'agit d'une farce.

La portée religieuse de cette fable

Dans cette fable, le lecteur se heurte à une démonstration religieuse. En effet, Garo essaye de faire une démonstration presque comme un enfant qui ne voit pas plus loin. C'est une façon pour l'auteur de montrer que l'homme ne doit pas juger Dieu, il les invite à être humbles. C'est une condamnation à la prétention humaine.

Cette démonstration d'humilité vient juste après que le gland soit tombé sur la tête de Garo. C'est à ce moment-là qu'il ne parle plus à la deuxième personne, mais à la première pour se plaindre et enfin, remercier l'oeuvre de Dieu qui a fait que le gland ne soit pas plus gros.


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